L'initiative des Modèles de développement et de renforcement des capacités des collectivités rurales a pris fin le 31 mars 2008. Un des principaux objectifs des modèles consistait à élaborer des solutions locales aux problèmes locaux.
La Direction de la recherche et de l'analyse effectue actuellement un examen et une évaluation de l'initiative des modèles. L'information qui en ressortira sera communiquée à tous les ordres de gouvernement pour la prise des décisions et la création des programmes et des services qui concernent le Canada rural.
Les leçons tirées de la recherche fourniront des indications validées et des exemples concrets de ce qui fonctionne et ne fonctionne pas dans les régions rurales. À cette fin, l'analyse de l'initiative des modèles permettra de poursuivre les recherches et d'en entreprendre de nouvelles dans les régions rurales.
L'Initiative de réseautage finance trois types de projets communautaires en milieu rural visant à renforcer les capacités des collectivités : les activités d'apprentissage, les partenariats et les réseaux.
Voici quelques exemples d'activités qui se sont qualifiées pour du financement:
Activités d'apprentissage: formation et perfectionnement des compétences destinés aux intervenants dans les collectivités et détermination des besoins et des atouts des collectivités rurales et éloignées.
Partenariats: élaboration de plans d'action visant le développement des collectivités et le renforcement des capacités des collectivités, et travaux de recherche socio-économiques portant sur les problèmes qu'éprouvent les collectivités rurales.
Réseaux: accroissement ou amélioration de la capacité des collectivités et des organismes communautaires à trouver des solutions aux problèmes dans les collectivités rurales et éloignées, contribuant ainsi à renforcer les capacités des collectivités.
De 1998 à 2002, le Secrétariat rural, dans le cadre du le Partenariat rural canadien a administré quatre programmes de contribution visant à appuyer le développement des collectivités rurales. Ces programmes répondaient aux besoins cernés dans le cadre du Dialogue ruralun dialogue continu entre le gouvernement du Canada et les personnes vivant dans les collectivités rurales, éloignées et nordiques. Pour chaque dollar investi dans des projets communautaires, les collectivités recueillaient en général entre un et trois dollars (en espèces et en nature) au sein de la collectivité et par l'entremise d'autres initiatives fédérales ou provinciales.
Ce programme d'un an a permis de financer 112 projets totalisant environ 2,5 millions de dollars pendant 2001-2002. Il a également entraîné un investissement additionnel de 2,5 millions de dollars d'autres sources, pour une mise de fonds totale d'environ 5 millions de dollars dans des projets communautaires. L'initiative visait essentiellement l'un des 11 domaines prioritaires déterminés par les Canadiens des régions rurales, soit : Renforcer le développement des capacités communautaires, le leadership et le perfectionnement des compétences au sein des collectivités rurales. L'objectif global de l'Initiative de développement rural était d'aider les collectivités rurales et éloignées à faire face aux problèmes de développement des collectivités en favorisant l'élaboration et l'adoption de stratégies de développement rural viables, à long terme, qui permettent d'accroître leur capacité de trouver des solutions locales aux problèmes locaux.
Cette initiative a été le fruit de consultations menées auprès du secteur et des intervenants. Elle visait à améliorer la viabilité des collectivités rurales agricoles, tout particulièrement celles qui sont touchées par les changements dans le secteur agricole. Un montant de 9,3 millions de dollars sur trois ans (2000-2003) provenant du Fonds canadien d'adaptation et de développement rural (FCADR) a été accordé pour donner suite à la priorité du FCADR visant le développement rural. En tout, 200 projets ont été financés pour un montant total de 6,1 millions de dollars. De plus, l'initiative a entraîné l'investissement par d'autres sources d'un montant d'environ 6,1 millions de dollars, pour une mise de fonds totale de près de 12,2 millions de dollars dans des projets communautaires.
Entre 2002 et 2003, cette initiative a permis de financer 39 projets pour un montant total de près de 900 000 $ et a entraîné l'investissement par d'autres sources de près de 2,7 millions de dollars, pour une mise de fonds totale de près de 3,6 millions de dollars dans des projets communautaires. Cette initiative avait comme objectif d'aider les collectivités de langue minoritaire des régions rurales agricoles à créer un consensus sur les possibilités de développement qui mettent à profit les atouts de la collectivité et qui misent sur l'équilibre entre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux. L'initiative visait à stimuler le leadership qui existe déjà dans les collectivités, à renforcer la capacité de ces collectivités à optimiser leur potentiel de développement en tirant parti des possibilités locales et à diversifier l'économie locale.
Cette initiative s'est étalée sur quatre cycles, finançant 307 projets pour un montant de près de 12 millions de dollars. Elle a entraîné l'investissement par d'autres sources d'environ 24 millions de dollars, pour une mise de fonds totale de près de 36 millions de dollars dans des projets communautaires. De 1998 à 2002, l'initiative a visé les domaines prioritaires cernés par les Canadiens des régions rurales comme devant faire l'objet d'une attention particulière, notamment : la nécessité d'un meilleur accès aux ressources financières et à des possibilités d'emploi pour les jeunes, ainsi qu'une meilleure prestation des programmes et des services dans les régions rurales. Pour que les propositions soient admissibles à un financement pouvant aller jusqu'à 50 000 $ par projet, elles devaient faire preuve d'innovation, avoir une incidence au plan local, viser l'un des 11 domaines prioritaires cernés par les citoyens des régions rurales, contribuer aux priorités du gouvernement, favoriser une approche multipartite comprenant un système à contributions partagées, et inclure un cadre d'évaluation.